« Sans s’en douter, Narcisse se désire lui-même ; il est l’amant et l’objet aimé, le but auquel s’adressent ses vœux ; les feux qu’il cherche à allumer sont en même temps ceux qui le brûlent. » – Ovide
Texte et mise en scène de Raphaël Patout
Avec Léopoldine Hummel et Pierre-François Doireau
Costumes d’Angèle Mignot
Plage d’Ostie. La nuit. Près de l’endroit où l’écrivain Pier Paolo Pasolini a été assassiné.
Echo est endeuillée.
Narcisse son amour, est mort. Elle n’a plus de voix à faire résonner. Elle est condamnée au silence. Silence intolérable!
Désolée, elle lutte contre celui-ci, contre l’absence de son amour, et tente de retrouver sa voix propre.
Peu à peu, recouvrant la parole, elle compose une élégie, un chant d’amour. Elle fait revenir Narcisse du néant. Le solo se transforme en duo, qui fait entendre une troisième voix invisible. Peut-être celle-ci permettra-t-elle à Echo et à Narcisse d’accéder à leur Salut?
Le Salut de Narcisse est un poème d’amour. Il est une réécriture et une trahison du mythe. Il tente de trouver le Salut intime et politique de la figure de Narcisse dans ce monde où il faut renier Dieu pour être entendu, dans notre Monde mécanique.
Production: Festival de Caves