Nom de l’auteur/autrice :La Chambre Noire - Théâtre

Anne-Laure Sanchez, Artistes associés

Anne-Laure Sanchez – Comédienne, dramaturge et metteuse en scène

Après un Master de Lettres Modernes, Anne-Laure Sanchez suit une formation professionnelle d’acteur au Conservatoire à Rayonnement Régional d’Avignon sous la direction de Jean-Yves Picq où elle obtient son D.E.T en 2012. Depuis sa sortie du CNR, elle joue dans des pièces du répertoire classique et contemporain notamment avec Frédéric Fisbach et Frédéric Maragnani (Festival In d’Avignon, Rencontres d’été de la Chartreuse). Elle travaille régulièrement au sein de La Chambre Noire – Théâtre, de la Cie Moreau et du Festival de Caves. En collaboration avec le metteur-en-scène Julio Guerreiro, elle a présenté en tant que comédienne et metteuse-en-scène trois créations pour le Festival de Caves : Mémoires d’une robe rouge d’après un Mage en été d’Olivier Cadiot, Le Sommeil de Blanche-Neige d’après Robert Walser er les frères Grimm et L’Amante Anglaise de Marguerite Duras. Dans ces créations, elle explore les rapports fertiles entre fiction et réalité, mémoire et sujet. Elle s’intéresse plus particulièrement à la reconstitution du souvenir qu’elle aborde sous l’angle de l’écriture du fragment, du montage et de l’aporie. Récemment, elle a participé à des productions à l’Opéra de Lyon et dans des spectacles où le texte et la musique interviennent dans un dialogue constant (Hiatus d’après Beckett, théâtre / percussions, Théâtre des Célestins, Lyon ; Le Bourgeois Gentilhomme, L’Autre Scène, Avignon ; Un amour de Piaf, L’Etoile, production Universal, Festival d’Avignon) Depuis 2015, elle participe à Quelque chose suit son cours (Cie Mala Noche, Besançon), projet qui mêle performance et théâtre dans lequel chaque participant collectionne des paroles qui tentent de formuler quelque chose de la réalité, de notre réalité (création janvier 2018 aux Clochards Célestes à Lyon). Elle prépare actuellement une mise-en-scène pour le Festival EN ACTES (édition 2018) qui se déroulera au Théâtre National Populaire de Villeurbanne. ​De plus, mobilisée pour un théâtre en prise directe avec le public, elle tente d’inventer de nouveau rapport avec ce dernier en l’intégrant dans son processus de réflexion et de création. Elle intervient donc régulièrement auprès de publics en milieu hospitalier, dans des structures socio-culturelles ainsi qu’à l’Université Lumière – Lyon 2 sur les thématiques de la prise de parole, de la construction de l’identité et de la mémoire. Site : anne-lauresanchez.book.fr

Artistes associés, Sigolène Petey

Sigolène Petey – Costumière

Sigolène Pétey se forme très tôt à la technique comme à la création artistique. Après des études en Arts Appliqués, elle se dirige vers un Diplôme des Métiers d’Art Costumier Réalisateur à la Martinière Diderot à Lyon, afin d’apprendre les techniques historiques et contemporaines de réalisation de costumes de scène. Grâce à cette première exploration du corps et de ses enjeux, elle parfait son savoir-faire en intégrant en 2011, la formation de Costumier Coupeur à l’École Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre de Lyon. Parallèlement, elle parvient à s’impliquer dans de nombreux projets de théâtre, notamment pour le metteur en scène Dominique Lurcel et sa compagnie des Passeurs de mémoires (L’exception est la règle, de B. Brecht, en 2010), ainsi qu’auprès de Caroline Guiela et la compagnie des Hommes approximatifs (Se souvenir de Violetta, 2011). En 2012, elle signe ces premières créations costumes pour Le Nerf, de Guillaume Malvoisin, et pour Les Physiciens texte de F.Dürrenmatt mis en scène par Thomas Poulard. Elle entre également dans le milieu du cinéma, lors de la réalisation du film Les Hommes Libres, d’Ismaël Ferroukhi (2010). Après avoir acquis une expérience concrète, elle rejoint, en tant que costumière coupeuse ou réalisatrice, les ateliers de grandes structures comme l’Opéra de Lyon, et celui de Bordeaux, où elle a été l’assistante créatrice de Nastaja Lansen sur le Ballet Il est de certains Cœurs… chorégraphié par Itzik Galili. Elle a aussi assisté le costumier-scénographe Benjamin Moreau pour le Festival des Nuits de Joux, en 2011 et 2012. Elle est désormais en charge des costumes du Festival de Caves, de leur conception à leur confection pour les metteurs en scène Guillaume Dujardin, Raphaël Patout… Site: http://www.sigolenepetey.com/

Artistes associés, Damien Houssier

Damien Houssier – Comédien

Formé au sein de la compagnie Les Sales Gosses puis à l’école Charles Dullin et enfin au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique. Damien Houssier travaille avec Amélie Lepeytre (Lou, les yeux fermés, de A.Lepeytre) ; Anouch Paré (Le Suicidé de N.Erdman) ; Adama Diop (Le Masque Boîteux de K. Kwahulé); Diane Scott (Nietzsche triptyque de D. Scott) ; Gilberte Tsaï (Vassa 1910 de M. Gorki) ; Maxime Kerzanet (La Coupe et les Lèvres de A. de Musset ; Enfer ! d’après A.Strindberg) ; Thomas Bouvet (La Cruche Cassée de H. von Kleist; John & Mary de P. Rambert) ; Patrick Zuzalla (Philoctète & Ravachol de C. Demangeot ; Ahmed philosophe de A. Badiou) ; Marcel Bozonnet (Les Remplaçantes de D.Dimitriadis) ; Bernard Sobel (Cymbeline de W.Shakespeare) ; Michel Valmer (Le Neveau de Rameau de D. Diderot) ; Sandrine Anglade (L’Oiseau Vert de C. Gozzi; Le Cid de P. Corneille; Le Roi sans terre de M.-S. Roger) ; Laurent Bazin (Britannicus de J. Racine); Richard Brunel (Les Criminels de F.Bruckner) ; Yves Le Jeune (Blanche-Neige de R. Walser) ; Guillaume Dujardin, Raphaël Patout et Charly Marty (Festival des Nuits de Joux) ; Samuel Vittoz et Julien Guyomard (Naissance de J. Guyomard) ; Maëlle Faucheur et David Costé (Muscles par la cie Le Dahu) ; Charlotte et Igor Bucharles (Rouge de I.Bucharles) ; Laure-Marie Legay (Fructus Ventris de L.-M. Legay) ; Simon Vincent (De mes spectres… d’après D.P.Schreber).  

Artistes associés, Géraldine Trubert

Géraldine Trubert – Plasticienne

Géraldine Trubert, plasticienne, vit et travaille à Lyon. Diplômée de l’École Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg en 2006 (H.E.A.R.) dans la section scénographie, elle alterne depuis, des projets de résidence, d’exposition et d’intervention, ainsi que des expériences collaboratives pour la scène et l’édition. Les espaces dans lesquels elle vit et travaille, les paysages et les villes qu’elle parcourt sont au cœur de ses préoccupations plastiques. Elle voyage et s’interroge sur les lieux, à la façon dont ils sont (in-) occupés. Ces paysages suscitent des propositions, les inspirent, et peuvent aussi en être le support dans une pratique in situ. À ce jour, elle a été accueillie en résidence par l’Académie des Beaux Arts de Kinshasa (RDC), The Rooms et Parcs Canada (Terre-Neuve, Canada) et la Fondation Ricklundgården (Laponie, Suède). Elle a voyagé dans de nombreux archipels tels que les Orcades, les Shetlands, les Hébrides, l’Islande, Terre-Neuve et les îles du Ponant. Elle est invitée par ailleurs pour des interventions dans l’enseignement supérieur (Académie des Beaux Arts de Kinshasa, HEAR Strasbourg et Mulhouse, École d’Arts Appliqués de Villefontaine) et accompagne des étudiants dans leurs projets personnels en écoles de paysage et d’architecture. Depuis 2013, elle s’inscrit dans le dispositif Culture et Santé dans le cadre de commandes d’œuvres et d’interventions ponctuelles avec les services psychiatriques du CHU de St-Étienne et du CH des Monts d’Or à Lyon. Ses dessins et éditions ont rejoint des collections privées, d’entreprises, des fonds de livres d’artistes et d’arts graphiques comme notamment ceux de la Bibliothèque Nationale de Strasbourg, la Bibliothèque des Arts de Strasbourg, la Bibliothèque Bleue de La Ricamarie. Site: http://geraldinetrubert.blogspot.fr/

Artistes associés, Benjamin Mayet

Benjamin Mayet – Comédien

Sorti de l’école du Théâtre Les Enfants Terribles (Paris) en 2005, Benjamin poursuit son apprentissage entre tournées (Cie Circonflexe, Cie Les Héritiers, Cie Argranole), spectacles pour enfants (en compagnie d’Eos, Théâtre Français International), stages (théâtre de tréteaux, comedia dell’arte, jeu d’acteur face caméra…) et interventions pédagogiques, notamment en prison. Passionné d’anticipation politique et de récit post-apocalyptique, il est aujourd’hui acteur, auteur et cinéaste. Le devenir perpétuel, l’impulsion et la transmission de sa soif de différences sont ses carburants. L’envie inextinguible d’être autre, est son identité. En 2014, il créer Le dehors de toute chose, solo adapté de La zone du dehors (A. Damasio, La Volte 2007), avec lequel il aspire un peu plus à faire évoluer la conscience des individus et à entraîner le monde dans son élan… jusqu’à cet infini qu’il sait n’avoir même pas encore commencé à imaginer. Site: www.benjaminmayet.book.fr

Archives, Spectacles

LES ORIFLAMMES DE PIERRE LE VENERABLE – 2010

De Philippe Borrini Lumières de Dominique Borrini Co-mise en scène de Raphaël Patout, Josée Drevon et Guillaume Dujardin Dans le cadre de l’action Cluny 2010 qui célèbre les 1100 ans de l’abbaye de Cluny, la compagnie Mala Noche a été invitée par la compagnie Théâtre 5, à mettre en scène Les Oriflammes de Pierre le Vénérable, écrit par Philippe Borrini. En octobre, Guillaume Dujardin, José Drevon, Christian Pageault, Léopoldine Hummel et Raphaël Patout répèteront donc ce spectacle composé d’archives, de textes médiévaux et de chants religieux. Il sera interprété par de comédiens professionnels et amateurs ainsi que par cinq chanteurs du Master de musique ancienne de la Sorbonne. Dans son texte, Philippe Borrini relate l’apogée et le début du déclin de Cluny. Il rend compte de la magnificence intellectuelle de l’époque de Pierre le Vénérable, entouré entre autre d’intellectuels tels que Pierre Abélard. Conjointement au projet idéologique qui rayonne dans toute l’Europe, Philippe Borrine raconte les difficultés financières que rencontre peu à peu l’abbaye.  

Archives, Spectacles

L’INHUMATION VOLONTAIRE – 2009

Adapté de la nouvelle Les carnets de sous-sol de Dostoïevsky Avec Christian Pageault Adaptation et mise en scène de Raphaël Patout Après avoir hérité d’un riche parent décédé, un homme a décidé de s’installer au fond de son sous-sol, de s’inhumer de manière consciente et volontaire. Parce que le monde dans lequel il vivait lui paraissait inhabitable et méprisable, il a choisi de s’emmurer vivant, afin de cultiver dans la solitude, son individualité. Aristocrate de la pensée, soumis à son exigence immodérée envers lui-même, il veut jouir intensément de ses caprices particuliers. Se remémorant des fragments de vie lors desquels son amour du Beau et du Sublime aurait pu s’exercer de manière décomplexée, il jouit jusqu’à l’abject de la fiction de ses sentiments. Maîtrisant avec panache l’autofiction et la mise en scène de lui-même, il use avec démesure de son imagination pour se construire une existence plus « décente ». Il s’enkyste, il s’embourgeoise, s’invente une vie livresque, et devient son propre thanatopracteur. Ainsi, le public est invité à la putréfaction sentimentale et intellectuelle d’un homme qui dans l’intimité de son sous-sol, se complet dans son corps pourrissant, dans sa propre fange mortifère, tentant inlassablement de s’inventer un discours « vrai » sur lui-même. Cette étrange cérémonie masturbatoire témoigne pour moi, d’une humanité séduisante et effrayante. Avec lyrisme et ludisme, la langue de Dostoïevski dessine un véritable tableau de Vanités.     Production: Festival de Caves

Archives, Spectacles

LE MISANTHROPE / MISANTHROP[I]E(S) – 2007

D’après Le Misanthrope de Molière Avec Charlotte Boudault, Lucille Brunel, Matthieu Dufour, Pauline Fouilland, Chloé Gallen, Charly Marty. Mise en scène de Raphaël Patout En collaboration avec Anaïs Benoïd Alceste, misanthrope farouche, aime la mystérieuse Célimène. Célimène est une jeune veuve. La société, qui bourdonne autour de cette fatale coquette, vît circonscrite dans un réseau de petites règles compliquées. L’Individu est comprimé. La cruauté lui est imposée comme mode de fonctionnement. Pour « s’en sortir », pour pouvoir vivre sa dignité, vivre sa parcelle de pouvoir, il faut séduire, il faut se moquer, avoir une victime. C’est une société procédurière, qui ne croît plus à l’équité, à la justice, à la droiture. C’est une société qui vit l’amour de manière cynique, une société hystérique, qui rit, pleure, crie, aime sans transition ! C’est une société esthétiquement ravagée … Par sa franchise brutale, par son intransigeance, Alceste détonne dans le salon de son amante, peuplé de singes hurlants ! Comment Alceste peut-il supporter un amour qui l’expose inlassablement à ce qu’il abhorre ? Alceste s’effondre. Sa conduite de vie est entière, franche et constante. Il tombe inlassablement du fil tendu au dessus des rires de la société qui asphyxie… Alceste, le moraliste, le pur, l’insolent, le kamikaze, est-il Beau ? OUI, IL L’EST. Je souhaite avec ce projet poursuivre une réflexion esthétique globale qui refuse le cynisme. Poésie et lyrisme doivent être réinventés sans ironie.     Les photos sont de Suzanne Guillemin, lors des répétitions de la pièce Le Misanthrope – texte intégral – de Molière. (Création Février 2007)

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